Découvrez pourquoi les entreprises canadiennes devraient tenir compte des pays où le Canada a conclu des accords de libre-échange (ALE).

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Les accords de libre-échange ouvrent les portes au monde

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Ce quatrième article conclut notre série sur l’importance des accords de libre-échange pour l’économie canadienne en explorant les occasions commerciales dans les dix principaux pays et régions ayant conclu un ALE avec le Canada. Voyez au-delà de l’ALENA, de l’AECG et de nos ALE avec d’importants marchés asiatiques et sud-américains. Découvrez comment les ALE dynamisent notre secteur manufacturier, pourquoi la diversification est essentielle au succès des entreprises canadiennes et tout ce qu’il faut savoir sur les ALE et les APIE.

Lisez la suite pour découvrir :

  1. pourquoi les États-Unis demeurent le principal partenaire commercial du Canada;
  2. comment l’AECG ouvrira les portes d’un marché de 500 millions de consommateurs;
  3. la Corée du Sud et son rôle de porte d’entrée vers les chaînes de valeur de l’Asie-Pacifique

Les accords de libre-échange ouvrent les portes au monde

Les entreprises canadiennes qui cherchent à percer de nouveaux marchés jouissent d’un avantage concurrentiel considérable dans les pays régis par l’un des 14 accords de libre-échange (ALE) conclus par le Canada. Ces accords, qui éliminent les tarifs douaniers sur les biens et services, ouvrent des portes partout dans le monde pour les entreprises de divers secteurs. C’est d’ailleurs ce qui explique que les dix meilleurs marchés pour faire des affaires sont tous signataires d’un ALE global avec le Canada. Le Canada a également conclu des accords sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) avec plusieurs pays, ce qui fait de ces pays des destinations de choix pour les investisseurs canadiens.

1. États-Unis : toujours numéro un pour les Canadiens

Les États-Unis, plus proche voisin et premier partenaire commercial du Canada, sont en tête de liste des meilleurs pays où investir et faire des affaires. Les accords commerciaux qui se sont succédé entre nos deux pays et les possibilités ainsi créées de part et d’autre témoignent de la contribution des ALE à la croissance économique et mettent en évidence l’importance et l’utilité de ce type d’accords internationaux.

Depuis 1989, année où l’Accord commercial Canada-États-Unis est entré en vigueur, les deux pays profitent de l’une des relations commerciales les plus particulières et prospères au monde. En 1994, ce premier ALE a été remplacé par l’ALENA, qui a élargi la zone de libre-échange au Mexique.

L’une des principales réalisations de l’ALENA a été l’élimination des tarifs douaniers sur la plupart des produits dans une foule de secteurs. L’accord a aussi entraîné un allégement des règles concernant certains aspects, comme les investissements et le commerce transfrontalier des services, faisant ainsi des États-Unis l’un des marchés les plus accueillants pour les investissements canadiens. Grâce à l’ALENA, les entreprises nord-américaines ont un meilleur accès aux matériaux, aux technologies, au capital d’investissement et au savoir-faire.

ALENA : les échanges Canada-États-Unis en chiffres

  • En 2016, la part des exportations canadiennes allant aux États-Unis s’élevait à 72,6 %, pour une valeur de 453,7 milliards de dollars. Le Canada a importé des États-Unis l’équivalent de 348,5 milliards de dollars en biens et services, soit 52,6 % des importations au pays.
  • En 2016, le Canada était le marché numéro un de 32 des 50 États américains, et le deuxième marché de 9 autres États.
  • Plus de 15 % des biens et services exportés par les États-Unis sont vendus à des clients canadiens.
Renégociation de l’ALENA : les États-Unis resteront-ils le meilleur marché pour les entreprises canadiennes?

La renégociation de l’ALENA a commencé en août 2017. Règles d’origine, commerce des produits agricoles, gestion de l’offre, propriété intellectuelle, instances d’arbitrage et manipulation des devises : tous ces aspects sont sur la table.

Même avec une refonte de l’ALENA, il est fort probable que les États-Unis demeurent un marché par excellence pour les entreprises canadiennes. Par ailleurs, le Canada reste une source importante d’intrants, de ressources et de matières pour beaucoup de secteurs chez nos voisins. Les États-Unis pourraient donc difficilement remplacer les entreprises et les investissements canadiens sans nuire gravement aux chaînes d’approvisionnement et provoquer une hausse des coûts pour les entreprises et les consommateurs américains. À long terme, les relations commerciales canado-américaines devraient demeurer intactes. Les pourparlers concernant l’ALENA donneront sûrement lieu à des révisions, mais ces changements pourraient bien s’avérer positifs pour le Canada.

Dans L’ALENA en chiffres, EDC présente les grandes lignes de cet ALE, le plus important pour le Canada. Pour obtenir des conseils pratiques sur la manière d’aborder le marché américain, consultez le guide Exporter aux États-Unis du Service des délégués commerciaux (SDC).

2. Mexique : une position dominante pour ce partenaire de l’ALENA dans le palmarès des dix marchés les plus accueillants pour le Canada

Pour les entreprises, l’ALENA, c’est bien souvent les États-Unis. Cependant, on ne peut négliger le Mexique : ce troisième partenaire commercial du Canada est un acteur important de l’ALENA et l’un des pays les plus accueillants pour les sociétés canadiennes. Les échanges bilatéraux entre le Canada et le Mexique ont augmenté de manière considérable depuis l’entrée en vigueur de l’ALENA, et celui-ci a permis aux entreprises canadiennes d’y trouver des débouchés importants pour faire croître leur entreprise et investir.

L’activité commerciale entre les deux pays s’élève à 8,8 milliards de dollars, et les exportations vers le Mexique comptent pour 1,4 % de toutes les exportations canadiennes. La valeur des échanges bilatéraux est aujourd’hui plus de sept fois plus importante qu’il y a 20 ans, au moment de la mise en œuvre de l’ALENA.

Le Mexique présente de nombreux secteurs prometteurs, dont l’aéronautique, l’agroalimentaire, l’automobile, les technologies de l’information et des communications, l’exploitation minière ainsi que le pétrole et le gaz naturel.

Consultez la page Info-pays d’EDC et le site du Service des délégués commerciaux sur le Mexique pour en savoir plus sur les possibilités d’affaires et sur les raisons qui font de ce pays l’un des marchés les plus avantageux pour les entreprises canadiennes.

3. AECG : 28 pays prêts à vous accueillir

Sur les dix marchés les plus accueillants pour les Canadiens, quatre font partie de l’Union européenne (UE), soit le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas et la France. L’entrée en vigueur récente de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’UE a inauguré des relations de libre-échange avec 28 pays représentant un bassin d’environ 500 millions de personnes et une activité économique de 22 billions de dollars.

L’AECG, le plus important accord de libre-échange depuis l’ALENA, créera de formidables occasions d’affaires et d’investissement pour les entreprises canadiennes. En effet, il éliminera 98,4 % des tarifs douaniers sur tous les biens non agricoles canadiens, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités de croissance pour les petits et moyens exportateurs canadiens.

La portée de l’AECG est vaste. Outre l’élimination des tarifs douaniers sur les biens et services, cet accord exige l’uniformisation des règles applicables aux normes de produits et aux certifications professionnelles requises au Canada et dans l’UE.

Pour voir une analyse complète de l’AECG, consultez les pages d’EDC et d’Affaires mondiales Canada (AMC) sur le sujet.

Brexit : le Royaume-Uni quitte l’UE

Au mois de mars 2019, la Grande-Bretagne devrait quitter l’Union européenne, qui compte 28 pays. La nature des rapports qui prévaudront entre le Royaume-Uni et l’UE dépendra de l’issue des négociations et de la mesure dans laquelle les relations commerciales existantes sont préservées. Cependant, d’ici là, le pays reste un membre à part entière de l’UE, et c’est l’AECG qui régira le commerce Canada-Royaume-Uni.

Les deux pays ont par ailleurs déclaré leur intention de négocier un accord bilatéral une fois la sortie concrétisée.

4. Corée du Sud : une porte d’entrée vers les chaînes de valeur de l’Asie-Pacifique et un marché de choix pour faire des affaires

L’Accord de libre-échange Canada-Corée du Sud, premier ALE conclu dans la région de l’Asie-Pacifique, est entré en vigueur en 2015. Grâce à cet accord, les exportateurs canadiens ont un accès privilégié à la onzième économie mondiale, qui est aussi la quatrième en importance en Asie. De plus, la Corée du Sud est une porte d’entrée vers les chaînes de valeur régionales et mondiales, ce qui peut aider les entreprises canadiennes à augmenter leur capacité concurrentielle dans la région.

Durant la première année de l’accord, les exportations canadiennes ont augmenté dans plusieurs secteurs, en particulier les produits agroalimentaires, les poissons et fruits de mer, les produits forestiers et les produits industriels.

Selon les prévisions, cet accord devrait bonifier le PIB du Canada de 1,7 milliard de dollars et faire augmenter de plus de 30 % les exportations vers la Corée du Sud.

En 2016, les principales exportations du Canada en Corée du Sud provenaient des secteurs suivants :

  • Minerais
  • Carburants
  • Métaux
  • Pâte de bois et produits du bois
  • Machinerie
  • Produits agroalimentaires, poissons et fruits de mer

Pour en savoir plus, visitez la page Info-pays d’EDC ou le site d’Affaires mondiales Canada consacré à l’Accord de libre-échange Canada-Corée du Sud.

5. Chili : destination par excellence pour les investisseurs canadiens

Depuis 1997, le commerce entre le Canada et le Chili est régi par un ALE qui porte à la fois sur les biens et services et sur l’investissement. L’accord a été revu en 2017, les révisions portant sur les mesures sanitaires et phytosanitaires, les marchés publics, les obstacles techniques au commerce et les règles sur l’investissement. Le commerce bilatéral de marchandises entre le Chili et le Canada a plus que triplé depuis l’entrée en vigueur de l’accord et a atteint une valeur de 2,4 milliards de dollars en 2016.

En 2016, les principales exportations du Canada au Chili provenaient des secteurs suivants

  • Machinerie
  • Carburants et huiles
  • Produits pharmaceutiques
  • Plastiques et produits du plastique
  • Produits de base et produits agroalimentaires

Pour en savoir plus, consultez la page Info-pays d’EDC et le site d’Affaires mondiales Canada consacré à l’Accord de libre-échange Canada-Chili.

Tirer parti des accords commerciaux internationaux du Canada
Les accords commerciaux facilitent le commerce et les investissements des entreprises avec d’autres pays. Dans ce guide, nous examinons chaque accord de libre-échange du Canada et nous expliquons quand et comment les utiliser pour étendre vos marchés à l’extérieur du pays.
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6. Colombie : des débouchés pour les entreprises agricoles et pharmaceutiques

L’ALE Canada-Colombie est entré en vigueur en 2011. Il réduit ou élimine les tarifs douaniers sur la majorité des exportations canadiennes en Colombie et assure un traitement équitable des investisseurs canadiens dans le pays. Parmi les principaux débouchés pour les entreprises canadiennes, mentionnons les produits de base agricoles, les dérivés du papier, la machinerie lourde, l’exploitation minière, l’exploration pétrolière, l’imprimerie et l’éducation.

En 2016, les principales exportations du Canada en Colombie provenaient des secteurs suivants :

  • Produits de base et produits agroalimentaires
  • Machinerie
  • Papier et produits dérivés
  • Engrais
  • Produits pharmaceutiques

Pour en savoir plus, visitez la page Info-pays d’EDC ou le site d’Affaires mondiales Canada consacré à l’Accord de libre-échange Canada-Colombie.

7. Pérou : la coopération en matière d’environnement et de main-d’œuvre fait de ce pays l’un des plus accueillants

En vigueur depuis 2008, l’ALE Canada-Pérou s’accompagne d’accords parallèles de coopération dans le domaine du travail et de l’environnement. Il élimine les tarifs douaniers sur 95 % des exportations canadiennes au Pérou.

En 2016, les principales exportations du Canada au Pérou provenaient des secteurs suivants :

  • Produits agroalimentaires et alimentaires
  • Machinerie
  • Véhicules automobiles
  • Carburants et huiles
  • Papier et produits dérivés

Pour en savoir plus, visitez la page Info-pays d’EDC ou le site d’Affaires mondiales Canada consacré à l’Accord de libre-échange Canada-Pérou.

8. Israël : un marché de choix pour le papier, la machinerie et les pièces d’aéronefs en provenance du Canada

L’accord de libre-échange Canada-Israël est entré en vigueur en 1997, puis a été révisé en 2003. Il ne vise que les biens et ne comporte aucune clause sur l’investissement. L’accord élimine les tarifs douaniers sur tous les produits industriels fabriqués au Canada et en Israël et sur divers produits agricoles et de la pêche. Les négociations pour en élargir la portée se poursuivent.

En 2016, les principales exportations du Canada en Israël provenaient des secteurs suivants :

  • Aéronefs et pièces
  • Machinerie
  • Papier et produits dérivés
  • Instruments scientifiques et techniques
  • Produits pharmaceutiques

Pour en savoir plus, visitez la page Info-pays d’EDC ou le site d’Affaires mondiales Canada consacré à l’Accord de libre-échange Canada-Israël.

9. Costa Rica : un excellent marché pour les produits agroalimentaires, les matières plastiques et les instruments scientifiques et techniques

L’ALE entre le Canada et le Costa Rica est entré en vigueur en 2002 et vise le commerce des biens. Il ne touche pas le commerce transfrontalier des services, les services financiers, les investissements et les marchés publics. Des négociations sont en cours pour éliminer les tarifs douaniers sur les produits agricoles et industriels, élargir l’accès au marché et étendre la portée de l’accord à d’autres secteurs.

En 2016, les principales exportations du Canada au Costa Rica provenaient des secteurs suivants :

  • Produits de base et produits agroalimentaires
  • Machinerie
  • Engrais
  • Instruments scientifiques et techniques
  • Plastiques et produits du plastique

Pour en savoir plus, visitez la page Info-pays d’EDC ou le site d’Affaires mondiales Canada consacré à l’Accord de libre-échange Canada-Costa Rica.

10. Ukraine : un nouvel ALE qui crée des débouchés dans l’agroalimentaire et l’aéronautique

L’ALE Canada-Ukraine a été adopté en 2017. Il élimine les tarifs douaniers sur un large éventail de biens et s’attaque également aux barrières non tarifaires.

L’Ukraine est un marché remarquable pour les entreprises et les exportateurs canadiens dans les secteurs de l’agriculture et des produits agroalimentaires, des produits manufacturés, de la machinerie agricole, des composantes aéronautiques, des matières plastiques et des cosmétiques.

En 2016, les principales exportations du Canada en Ukraine provenaient des secteurs suivants :

  • Carburants et huiles
  • Produits agroalimentaires et alimentaires
  • Machinerie
  • Produits pharmaceutiques
  • Instruments scientifiques et techniques

Pour en savoir plus, visitez la page Info-pays d’EDC ou le site d’Affaires mondiales Canada consacré à l’Accord de libre-échange Canada-Ukraine.

Autres ressources
Info-Tarif Canada : Un outil gratuit qui permet aux exportateurs canadiens de se renseigner sur les tarifs douaniers applicables à un produit particulier sur les marchés étrangers, surtout dans les pays avec qui le Canada a conclu un ALE.

Affaires mondiales Canada : Les accords sur le commerce et l’investissement du Canada : Une base de données interrogeable sur les ALE et les APIE signés par le Canada.

Service des délégués commerciaux du Canada : Le Service des délégués commerciaux du Canada, qui fait partie d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada, aide les entreprises et les organisations canadiennes à réussir à l’échelle mondiale.

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Les accords de libre-échange ouvrent les portes au monde was last modified: octobre 4th, 2018 by Export Development Canada.
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