Conseillers – Accès aux marchés : Perou

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Pérou

Grâce à son économie croissante et stable, à sa classe moyenne émergente et à son cadre réglementaire et juridique moderne, le Pérou est devenu l’un des marchés d’Amérique latine les plus attrayants pour le commerce international.

Comment les entreprises canadiennes peuvent-elles profiter de ses débouchés?

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Les entreprises canadiennes qui font affaire au Pérou sont soutenues par l’Accord de libre-échange Canada-Pérou.

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Dans la région de l’Amérique latine et des Antilles, le Pérou compte parmi les économies où il est le plus facile de faire des affaires, selon le Groupe de la Banque mondiale

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Il n’y a pas de restrictions quant à la participation étrangère dans des sociétés au Pérou, ni d’exigences minimales d’investissement en capital.

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Aperçu

Rafael Castillo

Directeur régional – Pérou,
Exportation et développement Canada

« Il est essentiel de connaître le pays et sa langue : ainsi, vous connaîtrez le marché et ses acteurs. Réseautez, réseautez et réseautez encore. »

Quels secteurs présentent les débouchés les plus importants pour les entreprises canadiennes?

Le secteur minier est le plus prometteur, et les entreprises canadiennes qui disposent de l’expertise et de l’équipement spécialisé nécessaires devraient s’y intéresser. Les infrastructures offrent aussi de bons débouchés. Le manque à ce chapitre est chiffré à 100 milliards de dollars; on parle surtout d’améliorer les routes, les aéroports, les réseaux électriques et les systèmes d’approvisionnement en eau. Quant au secteur du pétrole et du gaz naturel, le Pérou développe ses installations énergétiques et délaisse actuellement les combustibles liquides au profit du gaz naturel.

Qu’est-ce qui étonne le plus les entreprises étrangères au Pérou?

Les entreprises étrangères sont agréablement surprises par les mesures du gouvernement visant à attirer les investisseurs étrangers. Les sociétés minières peuvent par exemple conclure des accords de stabilisation des impôts qui seront valides un certain nombre d’années. De plus, le taux d’imposition des sociétés sera graduellement abaissé : de 30 % en 2014, il passera à 26 % en 2019.

Quel conseil judicieux donneriez-vous aux entreprises canadiennes?

Il est essentiel de connaître le pays et sa langue : ainsi, vous connaîtrez le marché et ses acteurs. Réseautez, réseautez et réseautez encore. Rencontrez les associations industrielles du secteur visé, et faites la tournée des réunions des chambres de commerce locales; au Pérou, elles organisent souvent des dîners-causeries mensuels. Enfin, votre avocat au Canada peut vous suggérer un partenaire juridique au Pérou, et votre comptable pourra peut-être organiser une rencontre avec un représentant.

Penetration du Marche

Mazen Mahfouz

Délégué commercial principal,
ambassade du Canada au Pérou

« Le processus pour introduire un produit au Pérou n’est pas aussi lourd qu’il peut l’être ailleurs. »

Y a-t-il des pratiques exemplaires pour établir des relations au Pérou, surtout pour les PME aux ressources limitées?

Je crois qu’une visite du marché est essentielle à la réussite de tout exportateur. C’est vrai sur tous les marchés, mais en Amérique latine et au Pérou, ce l’est encore plus, car les partenaires veulent des contacts en personne. Alors, allez les visiter. C’est aussi très pratique d’avoir un représentant local qui peut s’occuper de la promotion, du suivi des bons de commande et des questions des acheteurs.

Y a-t-il des stratégies particulièrement efficaces pour introduire des produits sur le marché?

Le processus pour introduire un produit au Pérou n’est pas aussi lourd qu’il peut l’être ailleurs. En général, vous aurez besoin d’un distributeur et d’un contact sur place pour vous aider à enregistrer votre entreprise et votre produit. Vous devrez toutefois rivaliser avec beaucoup d’autres exportateurs, notamment des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Chine, de l’Espagne et de la France. Il vous faut donc un produit attrayant et une stratégie de marketing solide.

Quelle est la réputation du Canada au Pérou?

Le Canada y a une très bonne réputation. Il est vu comme un leader ayant de très grandes compétences dans une panoplie de secteurs, particulièrement dans les industries extractives. Les entreprises locales commencent aussi à s’intéresser à la qualité de nos technologies, et nous remarquons un intérêt grandissant pour les technologies propres en particulier. Bref, nous voyons une relation claire et croissante entre les produits et le savoir-faire canadiens et la demande au Pérou, une tendance accentuée par la réputation du Canada comme partenaire stable et fiable.

Ressources Humaines

Eduardo Rizo-Patrón

Directeur général et vice-président régional,
Amérique latine, Stanton Chase

« Si vous offrez des salaires concurrentiels, c’est facile de trouver de bons travailleurs. Et évidemment, une bonne maîtrise de l’anglais, ça se paie. »

À quel point est-ce facile ou difficile de recruter du personnel compétent?

Au Pérou, vous lirez souvent qu’on manque de personnel qualifié, mais en réalité, nous avons un bon bassin de candidats compétents qui maîtrisent l’anglais, bien plus qu’au Chili ou en Colombie. Si vous offrez des salaires concurrentiels, c’est facile de trouver de bons travailleurs. Et évidemment, une bonne maîtrise de l’anglais, ça se paie.

Dans certains pays, les entreprises étrangères ont du mal à concurrencer de grands employeurs locaux. Qu’en est-il du Pérou?

Il y a de nombreuses entreprises péruviennes et multinationales très prospères au Pérou. Les nouveaux diplômés universitaires ont tendance à aller vers des entreprises très connues, qu’elles soient péruviennes ou non. Donc, si par exemple vous cherchez un comptable, vous devrez rivaliser pour obtenir des candidats qui veulent travailler pour des entreprises comme PwC et qui exigeront un salaire plus élevé que le taux du marché courant.

Que doivent savoir les sociétés canadiennes sur l’emploi et les salaires?

Le Pérou exige que les entreprises de moins de 10 employés versent 14 paies par année. Cela représente 12 mois de salaire, un mois de vacances payées et une prime équivalant à un mois de salaire. Les employeurs doivent aussi déposer le salaire d’une année dans un compte de mise en main tierce à titre de prestations de retraite, que l’employé reçoit lorsqu’il quitte l’entreprise. De plus, si vous congédiez un employé sans raison légale, vous devrez lui verser l’équivalent d’une fois et demie son salaire annuel.

Contexte Commercial

Carlos Penny-Bidegaray

Président directeur,
Pennynvest S.A.C.

« La réglementation des exportations et des investissements directs à l’étranger au Pérou est plutôt stable. Il n’y a pas de lois qui désavantagent les étrangers, et on fait beaucoup la promotion des importations et des exportations. »

Comment décririez-vous le contexte commercial du Pérou pour les étrangers?

La réglementation des exportations et des investissements directs à l’étranger au Pérou est plutôt stable. Il n’y a pas de lois qui désavantagent les étrangers, et on fait beaucoup la promotion des importations et des exportations. Il est aussi possible de changer les devises librement et d’envoyer à l’étranger ses profits, ses redevances et ses gains, sans restriction. Ce n’est donc pas difficile de sortir l’argent du pays.

Est-ce difficile de faire passer des produits aux douanes?

Si vous connaissez les règles, vous ne devriez pas avoir de problèmes. La réglementation douanière n’est pas aussi protectionniste qu’elle peut l’être ailleurs, comme au Brésil. Il n’est pas non plus difficile de remplir les formulaires de douane. De plus, la réglementation sur les entrepôts de douane permet d’entreposer des produits sans devoir payer de droits de douane supplémentaires si ces produits ne sont au Pérou que temporairement. Cela fait du pays un port d’entrée idéal pour les biens destinés à d’autres marchés d’Amérique latine.

Outre l’énergie, l’extraction et les infrastructures, quels sont les autres secteurs prometteurs pour les entreprises canadiennes?

Le tourisme et le secteur de l’habitation sont plutôt intéressants. Il y a une pénurie de logements au Pérou, tandis que le Canada a beaucoup d’expérience dans la construction de maisons préfabriquées. Il y a aussi des débouchés pour les biens de consommation, comme le thé et les produits homéopathiques.

Anti-corruption

Martha Mallory

Directrice du développement des affaires,
Amérique latine, TRACE International

« Les contrats d’infrastructure pétrolière et gazière ou d’autres grandes infrastructures présentent un risque important de corruption pour l’investissement étranger. »

Comment décririez-vous le risque de corruption dans votre région?

Le Pérou occupe le 60e rang parmi les 199 pays du classement TRACE de 2016. Il présente donc un risque modérément faible d’interactions fréquentes entre le gouvernement et les entreprises, d’exigences réglementaires lourdes et de demandes de pots-de-vin. Même si le Pérou ne connaît pas le même niveau de corruption que ses voisins (après le Chili, c’est le pays qui présente le niveau de risque le plus bas en Amérique du Sud), celle-ci existe encore dans certains domaines du secteur public.

Par exemple, durant les cycles électoraux, des fonds illicites provenant du trafic de drogues servent couramment à financer les campagnes. Certains partis politiques ont élu des représentants ayant des liens présumés avec les cartels de la drogue, et plusieurs candidats à la course présidentielle péruvienne de 2016 ont été impliqués dans des scandales de corruption.

Comment ces risques touchent-ils les entreprises canadiennes?

Le favoritisme dont font preuve les représentants gouvernementaux dans l’octroi de contrats, la bureaucratie complexe et le système judiciaire très déficient créent un environnement où les entreprises étrangères peuvent difficilement éviter les risques de corruption. De plus, les paiements de facilitation ne sont pas considérés comme un acte criminel au Pérou, ce qui peut avoir des conséquences sur les entreprises étrangères – surtout celles qui doivent respecter des règles plus strictes en vertu de la Bribery Act du Royaume-Uni et de la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers du Canada.

Plus particulièrement, les contrats d’infrastructure pétrolière et gazière ou d’autres grandes infrastructures présentent un risque important de corruption pour l’investissement étranger. Comme ces projets peuvent prendre des années à se concrétiser, le niveau de risque est multiplié par le nombre d’occasions de recevoir des demandes de paiements inappropriés.

Comment les sociétés canadiennes peuvent-elles se protéger de ces formes de corruption?

Comme le Pérou n’impose pas de restrictions sur la devise et le lieu de paiement de la commission d’intermédiaire, les entreprises peuvent facilement soudoyer les représentants gouvernementaux par l’intermédiaire d’un tiers. Ainsi, elles doivent savoir exactement avec qui elles font affaire et mener un contrôle préalable des risques liés à tous les tiers intermédiaires. Les sociétés gagnent à collaborer avec des entreprises agréées par TRACE, qui se sont soumises à un processus de contrôle préalable rigoureux et dont le personnel a suivi une formation anticorruption.

Les entreprises peuvent consulter TRACEpublic, le premier registre mondial qui permet aux entreprises de transmettre et de trouver gratuitement de l’information sur la propriété véritable. La base de données facilite les efforts des entreprises soucieuses d’adopter des pratiques commerciales éthiques.

Elles peuvent aussi s’adresser au Service des délégués commerciaux du Canada au Pérou, qui offre de l’aide aux entreprises canadiennes menant des affaires dans le pays.

Exportation et développement Canada ne soutient ni ne favorise aucune des organisations figurant à la présente liste et n’est pas responsable des actions entreprises par celles-ci.

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Conseillers – Accès aux marchés : Perou was last modified: février 8th, 2018 by Export Development Canada.
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