Vous prévoyez exporter dans un nouveau marché? Avant de vous lancer dans l’aventure, recevez des conseils d’experts! Pour chaque pays, nous avons pour vous des faits et des statistiques qui vous seront utiles.

Conseillers – Accès aux marchés : Mexique

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Mexique

Vu la croissance de son bassin de consommateurs et la structure démographique de sa population active, le Mexique offre d’excellents débouchés aux entreprises canadiennes.

Les récentes réformes dans certains secteurs, dont celui de l’énergie, devraient ouvrir des portes à l’investissement et au commerce. Découvrez le potentiel croissant du Mexique.

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Le commerce bilatéral entre le Canada et le Mexique a atteint 34,3 milliards de dollars par année.

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Le Mexique est le cinquième marché à l’exportation du Canada.

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L’investissement direct canadien au Mexique a atteint 13 milliards de dollars à la fin de 2014.

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Aperçu

Nathan Nelson

Représentant en chef, Mexique,
Exportation et développement Canada

« Plus nous agissons en tant que membre de l’équipe canadienne, plus nous apportons d’envergure et de profondeur à nos actions, et plus notre réseau de contacts à tous les échelons des entreprises mexicaines s’accroît. »

Dans quels secteurs voyez-vous des débouchés pour les entreprises canadiennes?

Des débouchés existent dans de multiples secteurs faisant l’objet de réformes, notamment l’éducation, les services financiers, les services gouvernementaux et, surtout l’énergie. En effet, le secteur de l’énergie (pétrole, gaz naturel et électricité) qui appartenait auparavant à l’État est maintenant ouvert au secteur privé. De plus, le Mexique a adopté un plan ambitieux visant à doubler la part de l’énergie renouvelable au pays (de 17 % à 34 %). La filière automobile est également en croissance : au cours des cinq dernières années, de grands équipementiers se sont établis au Mexique, et les grappes industrielles qui se sont ainsi formées créent d’excellents débouchés pour les entreprises canadiennes – et cette histoire se répète dans la filière de l’aéronautique. Le secteur des TIC connaît aussi un essor, AT&T et d’autres ayant réalisé d’importants investissements qui entraîneront la croissance des réseaux et l’introduction de nouveaux services, ainsi qu’un marché de consommation plus concurrentiel.

En quoi le contexte commercial du Mexique est-il différent de celui du Canada?

Le Mexique et le Canada ont des contextes commerciaux bien différents. Pour faire affaire au Mexique, il est important d’apprendre l’espagnol, de tisser des liens, d’être présent sur le marché et d’adopter une perspective à long terme. La patience est de mise : tout se révèle plus long et vous devez prévoir votre temps et votre budget en conséquence. Il est conseillé non seulement de vous y rendre fréquemment et de participer à des salons commerciaux afin d’étendre votre réseau et d’apprendre à connaître le secteur et la culture locale, mais également d’embaucher un représentant local doté d’un bon réseau.

Outre EDC, quelles sont les autres ressources à la disposition des entreprises canadiennes?

Nous adoptons une approche d’équipe : nous travaillons en étroite collaboration avec les organismes fédéraux et les représentants provinciaux avec lesquels nous partageons des bureaux au sein de l’ambassade du Canada au Mexique – le Service des délégués commerciaux du Canada, Affaires mondiales Canada, les gouvernements de l’Alberta et de l’Ontario – ainsi qu’avec le gouvernement du Québec et la Chambre de commerce du Canada, qui ont tous deux des bureaux à proximité. Nous avons tous pour objectif d’appuyer la réussite des investisseurs et exportateurs canadiens au Mexique.

Nous misons fréquemment sur les connaissances du marché de ces partenaires ainsi que sur les autres formes de soutien qu’ils nous procurent. Par exemple, lorsque nous organisons des séances de jumelage dans le cadre de grands événements sectoriels comme le Congreso Mexicano de Petroleo (un événement annuel dans le secteur du pétrole et du gaz naturel), la Chambre de commerce du Canada organise des événements de réseautage.

Ces événements représentent d’excellentes occasions d’apprendre des expériences d’autres entreprises canadiennes qui font déjà affaire au Mexique – leurs réussites, mais aussi leurs échecs. Nous présentons en outre régulièrement des webinaires et des séances de jumelage qui misent sur nos relations financières de longue date et visent à fournir de précieux renseignements en matière d’approvisionnement.

Plus nous agissons en tant que membre de l’équipe canadienne, plus nous apportons d’envergure et de profondeur à nos actions, et plus notre réseau de contacts à tous les échelons des entreprises mexicaines s’accroît.

Pénétration du marché

Jean-Dominique Ieraci

Délégué commercial principal, Mexique
Le Service des délégués commerciaux du Canada

« Pour décrocher des contrats et trouver de nouveaux débouchés commerciaux au Mexique, il est important d’y établir une présence locale »

Quel est le principal obstacle potentiel pour une entreprise canadienne au Mexique?

La croissance de la classe moyenne du Mexique offre un éventail d’excellents débouchés aux entreprises canadiennes. Le commerce bilatéral et l’investissement sont en croissance. Depuis trois ans, le pays a entrepris des réformes ambitieuses dans de multiples secteurs, dont l’énergie et les télécommunications. Bien que ces réformes demeurent en cours, le climat du pays est déjà plus sûr et plus prévisible pour les investisseurs étrangers. En tenant compte du dynamisme des secteurs et des capacités canadiennes, le Service des délégués commerciaux a cerné certains secteurs suivants prioritaires au Mexique, soit les écotechs, le pétrole et le gaz naturel, l’infrastructure, l’automobile, les TIC, les mines et l’agriculture.

Ce pays offre certes de multiples occasions d’affaires, mais les entreprises canadiennes qui cherchent à y percer doivent également composer avec certaines difficultés. En effet, la sécurité est problématique dans certaines régions du pays, tout comme la gestion des différences culturelles, surtout dans le contexte commercial. Les investisseurs mentionnent aussi que le respect de la primauté du droit constitue un autre défi avec lequel il faut composer pour faire affaire au Mexique.

Comment les entreprises canadiennes peuvent-elles se préparer afin d’éviter ces embûches?

Nous recommandons aux entreprises canadiennes de consulter les conseils et avertissements du gouvernement du Canada pour le Mexique avant de s’y rendre (https://voyage.gc.ca/destinations/mexique). Nous leur recommandons en outre de s’informer des pratiques commerciales du Mexique et de s’assurer que des membres de leur personnel connaissent bien l’espagnol puisque les réunions se tiennent principalement dans cette langue au pays. De plus, l’ambassade du Canada au Mexique peut fournir aux entreprises des listes de fournisseurs offrant des services susceptibles d’aider les entreprises qui souhaitent percer le marché mexicain (sécurité, juridique, immobilier, ressources humaines, traduction/interprétation, procédures d’importation et contrôle préalable). Enfin, les exportateurs et investisseurs canadiens devraient connaître la Loi sur la corruption d’agents publics étrangers (LCAPE) du Canada.

Quelles sont les trois grandes mesures que devraient prendre les entreprises pour percer ce marché?

Nous recommandons aux entreprises de communiquer leurs plans à l’ambassade du Canada puisque notre mandat consiste notamment à appuyer les entreprises canadiennes et à les mettre en relation avec des contacts sur le marché. Par ailleurs, les entreprises canadiennes gagneraient à bien se préparer en étudiant le marché en profondeur avant de s’y lancer. Enfin, il est souvent utile de pouvoir compter sur un partenaire ou du personnel local au fait des coutumes et des pratiques commerciales du pays. En effet, pour décrocher des contrats et trouver de nouveaux débouchés commerciaux au Mexique, il est important d’y établir une présence locale : les entreprises qui tentent de gérer des activités ou des investissements depuis le Canada s’exposent à de multiples embûches.

Investissements directs

Adriana Ibarra Fernandez

Associée,
Baker & McKenzie SAS

« Si les entreprises sont sérieuses dans leurs démarches au Mexique, elles doivent s’établir dans les règles de l’art et investir pour avoir une présence physique là-bas. »

Quels conseils donneriez-vous à une entreprise canadienne qui veut percer le marché mexicain?

Créer une filiale au Mexique. Les entreprises étrangères font souvent l’erreur de constituer une société au Mexique, mais, au début, elles donnent au fisc l’adresse d’un comptable ou d’un avocat plutôt que d’avoir une présence physique. Le fisc a l’habitude de se rendre sur place pour vérifier qu’il existe bel et bien une adresse physique. Des entreprises ont déjà vu leur immatriculation au registre du commerce suspendue parce qu’elles ne se conformaient pas à cette exigence.

Quelles sont les options offertes aux PME qui n’auraient pas les moyens de s’installer immédiatement?

Elles pourraient par exemple établir un petit bureau avec un seul employé. Si elles sont sérieuses dans leurs démarches au Mexique, elles doivent s’établir dans les règles de l’art et investir pour avoir une présence physique là-bas. De nombreux immeubles de bureaux louent de petits locaux, et certains vous permettront même de partager les services administratifs avec d’autres locataires.

Qu’est-ce qui surprend le plus les entreprises canadiennes qui exercent leurs activités au Mexique?

Les entreprises étrangères sont souvent surprises par la forte présence des syndicats au Mexique. Si les syndicats voient que des bureaux sont rénovés ou qu’un nouvel immeuble est en chantier, ils supposeront qu’il s’agit d’une nouvelle entreprise et chercheront à s’y affilier. Assurez-vous donc d’obtenir des conseils judicieux en matière de main-d’œuvre. Un bon avocat devrait être en mesure de vous aider à instituer un syndicat de complaisance.

Accès aux marchés

Armando Díaz

Directeur général, Produits,
Accenture México

« Les récentes réformes et l’ouverture à la concurrence dans certains secteurs, dont les télécommunications, le pétrole, le gaz et les produits pétrochimiques, procurent des débouchés considérables aux investisseurs canadiens et étrangers. »

Quels sont les meilleurs débouchés pour les entreprises canadiennes au Mexique aujourd’hui?

Les récentes réformes et l’ouverture à la concurrence dans certains secteurs, dont les télécommunications, le pétrole, le gaz et les produits pétrochimiques, procurent des débouchés considérables aux investisseurs canadiens et étrangers. La stabilité économique, politique et sociale du Mexique, sans compter sa main-d’œuvre très qualifiée et abordable, en fait un pôle d’investissement particulièrement attrayant dans la fabrication, la technologie de pointe et les services hautement spécialisés. Le Mexique se classe deuxième sur le plan des flux de capitaux en Amérique latine, et il est facile d’y ouvrir une nouvelle entreprise. Les démarches prennent 6 jours, contre 108 au Brésil.

Quels modèles d’accès au marché fonctionnent le mieux?

Pour être gagnantes sur le marché mexicain, les entreprises doivent notamment offrir un service à la clientèle de haute qualité, une forte présence numérique et la combinaison de plusieurs canaux afin de mobiliser les clients mexicains. Le gouvernement en place encourage les partenariats public-privé dans les projets qui demandent des investissements massifs touchant plusieurs secteurs, comme les infrastructures lourdes, la pétrochimie et les autoroutes. Dans d’autres secteurs, comme les biens de consommation emballés, les entreprises internationales qui souhaitent investir ou s’installer au Mexique ne sont assujetties à aucune restriction particulière, ce qui n’est pas le cas dans d’autres marchés émergents.

Quels conseils donneriez-vous aux PME qui ont des ressources limitées?

Il existe plusieurs programmes dont les petites entreprises peuvent profiter pour s’établir au Mexique, qu’ils soient non-gouvernementaux, comme ceux de la Confédération patronale de la République mexicaine (Coparmex), ou gouvernementaux, comme ceux de Pepe y Toño (surtout pour les entrepreneurs) et de Bancomext. Ces programmes sont conçus expressément pour aider les PME à faire du commerce international, à exporter et à profiter des accords de libre-échange entre le Mexique et le Canada.

Anti-corruption

Alexandra Wrage

Présidente et fondatrice,
TRACE International, Inc., Annapolis, Maryland

« Comme le recours à des intermédiaires sur les marchés publics mexicains n’est ni réglementé ni interdit, il existe un risque grave de verser un paiement indirect à des représentants gouvernementaux qui seraient responsables d’obligations réglementaires. »

Quels sont les risques de corruption contre lesquels les entreprises canadiennes doivent se protéger?

Le Mexique se classe 103e sur 199 pays selon le classement TRACE sur le risque de corruption. Il représente donc un risque « modéré » et se positionne bien sur le plan de la ratification et de la mise en œuvre de lois anticorruption. Par contre, les entreprises canadiennes qui exercent leurs activités au Mexique pourraient être exposées à un vaste éventail de risques de corruption, comme des demandes de dons politiques ou de pots-de-vin en échange de permis ou de licences. De plus, si elles participent à des contrats publics, elles s’exposent à des risques durant le processus d’appel d’offres, notamment lorsqu’elles tentent de conserver de gros contrats.

Que peuvent faire les entreprises canadiennes pour se protéger?

Comme le recours à des intermédiaires sur les marchés publics mexicains n’est ni réglementé ni interdit, il existe un risque grave de verser un paiement indirect à des représentants du gouvernement qui seraient responsables d’obligations réglementaires. Les entreprises canadiennes devraient faire un contrôle préalable approfondi des tiers avec qui elles font affaire : fournisseurs, courtiers en douane, consultants, avocats, notaires publics, intermédiaires et tout agent qui interagit avec des clients gouvernementaux.

Comment les entreprises canadiennes peuvent-elles s’assurer de faire affaire avec des partenaires éthiques au Mexique?

Les entreprises canadiennes doivent vérifier soigneusement les antécédents de leurs nouveaux partenaires d’affaires et des tiers avec qui ils ont déjà fait affaire et exiger la preuve qu’un programme de conformité est en place et que les employés reçoivent une formation anticorruption. En collaborant avec des entreprises agréées par TRACE, les entreprises canadiennes ont l’assurance qu’un processus de contrôle préalable rigoureux et conforme aux normes internationales a été suivi.

Exportation et développement Canada ne soutient ni ne favorise aucune des organisations figurant à la présente liste et n’est pas responsable des actions entreprises par celles-ci.

Autres marches potentiels

Découvrir tout ce que vous devez savoir sur les ventes en Mexique peut exiger du temps et devenir frustrant parfois.

Voilà pourquoi nous fournissons gratuitement des renseignements et des ressources. Gagnez du temps et posez-nous votre question portant sur le commerce.

Conseillers – Accès aux marchés : Mexique was last modified: juin 19th, 2018 by Export Development Canada.
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