Conseillers – Accès aux marchés : Ghana

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Ghana

Le Ghana est l’un des pays les plus stables de l’Afrique subsaharienne.

En effet, les gouvernements s’y succèdent de manière pacifique. EDC a désigné ce pays réputé pour offrir des débouchés précis aux entreprises canadiennes comme l’une de ses cinq priorités sur le continent africain. En 2014, le Ghana était le quatrième marché d’exportation de marchandises du Canada en Afrique subsaharienne. De plus, entre 2000 et 2014, le commerce bilatéral a augmenté de 145,6 %. En 2014, les exportations canadiennes vers le Ghana ont dépassé 157,3 millions de dollars – les principales : céréales, véhicules et pièces, machinerie et textiles.

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Deuxième producteur mondial de cacao, après la Côte d’Ivoire

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Deuxième producteur d’or en Afrique, derrière l’Afrique du Sud

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Premier pays d’Afrique à avoir reçu de l’aide au développement de la part du Canada, en 1957

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Aperçu

Joël Dido

Directeur régional – Afrique,
Groupe du développement des affaires – Marchés internationaux, EDC

« Au Ghana, les relations personnelles priment, et les affaires suivent. À votre première visite, prenez le temps de nouer des liens, apprenez à connaître les gens. N’essayez pas de précipiter les choses pour passer directement aux discussions d’affaires. »

Quels secteurs du Ghana présentent des débouchés pour les entreprises canadiennes?

Celui de l’exploitation minière est important – le Ghana étant le deuxième producteur d’or en Afrique –, tout comme les branches d’activité connexes : équipement minier et services, ingénierie, infrastructures, planification, experts-conseils, transport et gestion de projets. Ce pays, comme toute l’Afrique, a aussi des besoins énergétiques énormes, de la production au transport, en passant par la distribution. Pensons à l’hydroélectricité, à l’énergie solaire, à la biomasse et aux autres sources d’énergie. Le secteur des TIC et celui des infrastructures (routes, construction et ports) ont également du potentiel.

Quels sont les facteurs qui créent ces débouchés?

Traditionnellement, le Ghana est un pays d’exploitation minière et d’agriculture. À la fin des années 1990, on y a découvert des gisements de pétrole et de gaz naturel, ce qui a multiplié les débouchés économiques. La stabilité politique est un autre facteur positif : le Ghana a traversé quatre élections sans perturbation majeure.

Quels sont vos meilleurs conseils pour les entreprises canadiennes?

Au Ghana, les relations personnelles priment, et les affaires suivent. À votre première visite, prenez le temps de nouer des liens, apprenez à connaître les gens. N’essayez pas de précipiter les choses pour passer directement aux discussions d’affaires. Sachez aussi qu’on accorde beaucoup d’importance à la hiérarchie dans ce pays. Il est donc normal que l’on vous juge en fonction de votre apparence d’abord, puis de votre âge, car ce sont là des indices de votre expérience. Ainsi, si vous envoyez un employé subalterne, votre entreprise ne sera pas prise au sérieux. De plus, il n’est pas réaliste de vouloir établir une présence au Ghana sans quitter le Canada; pour réussir, il est indispensable d’être sur place.

Juridiques et réglementaires

Azanne Kofi Akainyah

Associé, A & A Law Consult

« Les entreprises étrangères qui connaissent les pratiques commerciales et réglementaires du Royaume-Uni et de l’Amérique du Nord ne seront pas prises au dépourvu au Ghana, pourvu qu’elles fassent appel aux services d’avocats de la région bien renseignés. »

Comment décririez-vous le cadre juridique et le cadre de réglementation du Ghana pour les entreprises étrangères?

En tant que membre du Commonwealth, le Ghana a un système juridique qui repose sur la common law, les dispositions législatives et le droit coutumier britanniques. Son contexte commercial et son cadre de réglementation sont presque une copie du modèle britannique. Les entreprises étrangères qui connaissent les pratiques commerciales et réglementaires du Royaume-Uni et de l’Amérique du Nord ne seront pas prises au dépourvu au Ghana, pourvu qu’elles fassent appel aux services d’avocats de la région bien renseignés. Même si les dispositions législatives et réglementaires du Ghana ne sont généralement pas protectionnistes, il existe une politique qui favorise la teneur locale dans certains secteurs, notamment du côté des industries extractives et des entreprises axées sur les opérations commerciales.

À quels défis réglementaires et législatifs les entreprises s’exposent-elles?

Les plus gros obstacles pour les entreprises tant locales qu’étrangères sont l’inertie bureaucratique et le manque de coordination entre les divers services gouvernementaux, ce qui peut entraîner d’importants retards coûteux et favoriser la corruption à petite échelle chez les fonctionnaires mal rémunérés. Le gouvernement compte toutefois sur un nouveau système électronique pour numériser plusieurs processus administratifs et offrir ses services directement sur le Web, mais les progrès à cet égard sont particulièrement lents. Enfin, les procédures judiciaires sont parfois longues et complexes, même dans le cas de différends plutôt simples.

À quoi ressemble le paysage juridique local en ce moment?

Il faut absolument mentionner la crise qui secoue le milieu juridique depuis la mise au jour de corruption chez un certain nombre de juges et de fonctionnaires juridiques. Bien que ce scandale touche des affaires pénales (et non commerciales), il n’y a aucun doute que la confiance du public est ébranlée. Nous conseillons d’ailleurs fortement aux entreprises d’inclure une disposition d’arbitrage à leurs contrats pour le moment.

Strategie

Alexandra Wrage

Présidente et fondatrice,
TRACE International

« Les demandes de pots-de-vin sont très fréquentes au Ghana, particulièrement chez les policiers et les fonctionnaires responsables des douanes et des taxes. »

Comment les entreprises peuvent-elles détecter la corruption au Ghana?

La corruption au Ghana peut prendre diverses formes, tant à petite échelle qu’à grande échelle. Dans la mesure du possible, les entreprises doivent éviter de signer un contrat sous l’effet de la contrainte ou d’un faux sentiment d’urgence. Si on ne vous laisse pas le temps d’effectuer un examen approfondi, c’est peut-être pour dissimuler des pratiques douteuses. Méfiez-vous également des entreprises enregistrées dans des paradis fiscaux connus. Comme toujours en contexte commercial international, vos partenaires doivent au préalable démontrer leurs capacités technique et financière.

Quels sont les principaux risques associés à la corruption?

Les demandes de pots-de-vin sont très fréquentes au Ghana, particulièrement chez les policiers et les fonctionnaires responsables des douanes et des taxes. Le secteur minier aurifère est également propice à ce type de corruption à petite échelle, qui a alimenté une industrie clandestine d’orpailleurs, connus sous le nom de galamseys. De plus, la découverte récente d’importantes quantités de pétrole et de gaz naturel dans les eaux côtières du pays engendre des risques de corruption à plus grande échelle dans ce secteur.

Quel soutien à la lutte contre la corruption est offert au Ghana?

Le Ghana occupe systématiquement un rang élevé aux classements mondiaux sur la liberté de la presse et la liberté d’expression, y compris au classement TRACE, qui mesure le risque de corruption pour les entreprises d’un pays. En effet, la société civile du Ghana peut compter sur l’aide active d’organismes de surveillance et d’organisations médiatiques anti-corruption, comme la Ghana Integrity Initiative (une section locale de Transparency International), l’Africa Centre for Energy Policy et la Ghana Anti-Corruption Coalition. De plus, des organisations internationales, telles que PYXERA Global et Invest in Africa, mènent sur le terrain des initiatives de renforcement des capacités dont les programmes intègrent les questions de conformité. TRACE collabore avec ces organisations pour former et accréditer les petites et moyennes entreprises régionales en ce qui a trait aux pratiques exemplaires de lutte contre la corruption. Le 21 janvier 2016, TRACE a d’ailleurs tenu une journée de formation ouverte au public à Accra. Communiquez avec Melanie Habwe Dickson, J.D., pour en savoir plus sur les prochains ateliers.

Ressources Humaines

Michael Kuma Avuglah

Chef de la direction,
Ghana HR Solutions

« Puisque le Ghana est très ouvert aux expatriés, les entreprises étrangères peuvent envoyer leurs propres employés sur place. »

À quoi ressemble le marché du travail au Ghana?

Nous avons un vaste savoir-faire régional, particulièrement dans la comptabilité, les services financiers, la vérification et les services juridiques. Il y a également beaucoup de gens qui ont de l’expérience auprès de multinationales. Cependant, il est plus difficile de pourvoir un poste de directeur national, car bon nombre des candidats possédant les compétences requises travaillent dans des ONG régionales. Puisque le Ghana est très ouvert aux expatriés, les entreprises étrangères peuvent envoyer leurs propres employés sur place. Si vous démontrez que le marché local ne vous a pas permis de trouver d’employé qualifié, vous pouvez aisément obtenir un visa de travail pour deux ans à condition de vous engager à former du personnel local pour prendre la relève.

Que devraient savoir les entreprises canadiennes sur la rémunération au Ghana?

La monnaie nationale est très faible; c’est pourquoi de plus en plus de travailleurs négocient leur salaire en dollars, de sorte qu’ils obtiennent le même montant quand la monnaie locale se déprécie. Les salariés exigent minimalement 15 jours de congé payés par année, et les employés des échelons supérieurs s’attendent à obtenir une assurance soins médicaux pour eux et au moins trois personnes à charge.

Comment décririez-vous la culture en milieu de travail au Ghana?

Ce n’est pas très bien structuré. Il est par exemple normal de ne pas venir au travail parce qu’on s’est couché tard la veille après avoir écouté une émission de télévision. En tant qu’employeur, il faut redoubler d’efforts pour surveiller les employés et apprendre à négocier avec eux, notamment en les convainquant qu’il vaut mieux arriver tard au travail que simplement ne pas se présenter. Bien entendu, les employés des échelons supérieurs n’ont pas ce problème, puisqu’ils ont généralement étudié en Occident et y ont travaillé.

Partenariats

Mervyn Pinto

Président et chef de la direction,
Minaean SP Construction Corp.

« Les entreprises canadiennes jouissent d’un grand respect au Ghana. Le Canada offre beaucoup d’aide au développement depuis 1957 et la relation entre les gouvernements est très solide. »

Quels secteurs présentent des occasions de partenariats pour les entreprises canadiennes au Ghana?

Nous nous occupons de projets d’infrastructure dans ce pays et nous collaborons avec un certain nombre d’entreprises canadiennes de divers domaines d’expertise. Au-delà du développement des infrastructures, il y a beaucoup de débouchés dans des activités de soutien au Ghana, de même que dans toute l’Afrique. Bien que nous nous concentrions sur les secteurs résidentiel et hospitalier, nous aimerions accroître nos capacités du côté des hôtels, de l’énergie renouvelable et du traitement des eaux, notamment, puisque le Ghana a un important problème de contamination de l’eau.

En quoi les entreprises canadiennes sont-elles avantagées?

Les entreprises canadiennes jouissent d’un grand respect au Ghana. Le Canada offre beaucoup d’aide au développement depuis 1957 et la relation entre les gouvernements est très solide, ce qui permet de faire avancer certains projets. De plus, comme beaucoup de pays occidentaux ignorent les débouchés qu’offre l’Afrique, les entreprises qui font l’effort de découvrir le Ghana et de s’y rendre ont une longueur d’avance.

Pouvez-vous nommer quelques défis auxquels les entreprises canadiennes font face?

Toute entreprise doit évaluer les risques et les avantages de se lancer sur un tel marché. Les exportateurs doivent notamment s’inquiéter de la vitesse à laquelle le cédi ghanéen s’est déprécié au cours des cinq dernières années. Quand je me suis rendu sur place en 2010, il fallait 1,3 cédi pour obtenir 1 dollar américain. Aujourd’hui, il en faut 4 pour obtenir la même somme. Les entreprises doivent également évaluer les options de financement et trouver la bonne institution financière, comme HSBC ou Wells Fargo, qui ont des succursales au Ghana. Il est important d’avoir une structure bien implantée; c’est justement ce avec quoi EDC ou la Corporation commerciale canadienne peuvent aider.

Exportation et développement Canada ne soutient ni ne favorise aucune des organisations figurant à la présente liste et n’est pas responsable des actions entreprises par celles-ci.

Autres marches potentiels

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Conseillers – Accès aux marchés : Ghana was last modified: février 8th, 2018 by Export Development Canada.
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