Conseillers – Accès aux marchés : Colombie

0 votes

Colombie

La croissance économique et les politiques sociales avant-gardistes de la dernière décennie ont propulsé la Colombie au-devant de la scène du commerce mondial, avec des partenaires commerciaux de premier rang, dont les États-Unis, l’Allemagne, la Chine et le Canada.

Pour les entreprises d’ici, la Colombie est un territoire à explorer.

icon

La Colombie est le pays où il est le plus facile de faire des affaires dans la région de l’Amérique latine et les Antilles, selon le Groupe de la Banque mondiale.

icon

Un manque d’infrastructures chiffré à 100 milliards de dollars signifie qu’il y a des débouchés pour les entreprises canadiennes.

icon

La Colombie importe 936 millions de dollars de marchandises chaque année du Canada.

Développez des contacts dans ce pays

Soyez en contact avec vos conseillers en ccès aux marchés en Colombie afin de prendre des décisions éclairées.

Explorez vos possibilités grâce à ces connexions :

Occasions d'affaires

Gustavo Galvis

Représentant en chef,
Région des Andes et Amérique centrale

« Actuellement, la Colombie est favorable aux investissements et à l’approvisionnement dans des domaines qui correspondent parfaitement au savoir-faire canadien, particulièrement dans l’aménagement des infrastructures et le secteur du pétrole et du gaz naturel. »

Quels secteurs présentent les débouchés les plus importants pour les entreprises canadiennes?

La Colombie s’emploie à ouvrir son secteur du pétrole et du gaz naturel. Le gouvernement a également lancé l’un des programmes d’infrastructure les La Colombie travaille très activement à ouvrir son secteur du pétrole et du gaz naturel. Le gouvernement a d’ailleurs lancé l’un des programmes d’infrastructure les plus ambitieux de la région pour combler les besoins du pays, qui se chiffrerait à environ 100 milliards de dollars. Un grand nombre de ces projets constitueront des partenariats public-privé, un secteur où le Canada est un leader mondial. La Colombie est aussi le siège de quelques-unes des plus grosses « multilatinas », des multinationales très présentes en Amérique latine dans les secteurs de l’électricité, de l’eau et des énergies renouvelables. En raison des violences politiques passées, de vastes étendues ont été laissées en jachère pendant de nombreuses années. Nous prévoyons donc de grands débouchés en agriculture, autant pour les investisseurs que pour les fournisseurs de matériel.

Quels obstacles les entreprises canadiennes rencontrent-elles en Colombie?

Il est relativement facile d’entrer sur ce marché. Sinon, il y a les défis communs à tous les exportateurs, qui doivent apprendre comment faire affaire dans un autre contexte culturel, où la langue est différente, comment penser mondialement et agir localement, ou encore comment concurrencer les entreprises locales ou les acteurs étrangers bien présents sur le marché. Il est tout aussi important d’avoir des attentes réalistes et d’être prêt à investir le temps et les ressources nécessaires pour créer des débouchés.

Le Canada est-il bien présent dans ce pays?

Les entreprises canadiennes sont très présentes en Colombie. Le Canada est le plus grand investisseur du secteur du pétrole et du gaz naturel, et il est très actif dans d’autres secteurs comme l’énergie, les services financiers et le génie. D’ailleurs, le Canada a été le premier pays de l’OCDE à conclure un accord de libre-échange avec la Colombie, donc nous avons été les premiers à la soutenir officiellement quand elle est entrée en force sur le marché mondial.

Contexte commercial

Brenda Wills

Déléguée commerciale principale, Colombie
Le Service des délégués commerciaux du Canada

« Il y a de nombreux débouchés ici, y compris pour les PME. Comme il faut investir beaucoup de temps, d’argent et d’énergie pour percer et développer le marché, les PME doivent s’assurer d’en avoir les moyens. »

Comment décririez-vous le contexte commercial pour les entreprises étrangères en Colombie?

La Colombie accueille les sociétés et les investissements de l’étranger. Cela dit, les entreprises doivent adopter une approche à long terme. Établir des relations revêt une importance capitale et prend du temps. Les entreprises doivent avoir du personnel qui maîtrise l’espagnol et être prêtes à investir dans des voyages en Colombie pour poursuivre leurs efforts pour atteindre leurs objectifs commerciaux en personne, surtout lorsqu’elles percent le marché. En général, les Colombiens préfèrent faire affaire avec des entreprises étrangères qui ont des représentants locaux, alors les entreprises devraient envisager ce modèle d’affaires si elles veulent conserver et accroître leur clientèle ou leur présence dans le pays. Il peut être ardu de naviguer dans le cadre juridique et réglementaire pour les grands projets d’investissement; les entreprises doivent alors chercher à bien connaître les processus et les politiques afin de repérer et d’atténuer les risques connexes.

Quelles sont les pratiques exemplaires pour trouver le bon partenaire?

Le Service des délégués commerciaux est une excellente ressource qui fournit des renseignements et des conseils sur le marché et les personnes-ressources locales. Pour choisir un partenaire qui convient, les entreprises doivent avoir une idée précise de leurs objectifs sur le marché ainsi que du savoir-faire et de l’expérience qu’elles recherchent. Il faut être prudent et veiller à conclure un accord officiel qui définit clairement les rôles, les responsabilités et les attentes des deux parties, en y intégrant certaines autres conditions, comme une clause d’exclusivité. Dans certains cas, le recours à un distributeur ou à un agent sera la voie à suivre; dans d’autres, la meilleure option sera un partenariat sous forme de coentreprise. Il est souvent judicieux de choisir des partenaires qui ont déjà travaillé avec des sociétés étrangères.

Comment peut-on remédier à ces problèmes?

L’essentiel, c’est de soumettre le projet et le secteur à des contrôles préalables détaillés. Veillez à comprendre les avantages et les inconvénients d’un débouché, surtout en matière de réglementation. Soyez au fait des outils créés par le gouvernement pour soutenir le monde des affaires colombien, notamment ceux de l’accord de libre-échange et les dispositions du plan de développement national pour certains secteurs.

Questions juridiques

Alessia Abello

Avocate et associée,
Posse Herrera Ruiz

« Veillez à comprendre les avantages et les inconvénients d’un débouché, surtout en matière de réglementation. »

À quels éléments juridiques et réglementaires les entreprises canadiennes doivent-elles être attentives?

De nos jours, il y a de grandes entreprises canadiennes dans les secteurs du pétrole et du gaz naturel, de l’exploitation minière et d’autres ressources naturelles. Pour ces secteurs, les entraves locales sont l’incertitude quant à certaines procédures juridiques, surtout en ce qui a trait aux permis liés aux volets environnemental et communautaire, les délais d’obtention d’autorisations légales et l’environnement politique de certaines régions, où il est difficile de maintenir un dialogue fluide avec les collectivités.

Y a-t-il des enjeux majeurs dans d’autres secteurs?

Dans les autres secteurs, les obstacles sont notamment l’incertitude quant aux normes et procédures juridiques et judiciaires, par exemple les changements fiscaux, les exigences de licences environnementales et communautaires, et les occasions de financement de projets.

Comment peut-on remédier à ces problèmes?

L’essentiel, c’est de soumettre le projet et le secteur à des contrôles préalables détaillés. Veillez à comprendre les avantages et les inconvénients d’un débouché, surtout en matière de réglementation. Soyez au fait des outils créés par le gouvernement pour soutenir le monde des affaires colombien, notamment ceux de l’accord de libre-échange et les dispositions du plan de développement national pour certains secteurs.

Zones franches

Andres Trivino

Président,
Chambre de commerce et d’investissement canado-colombienne

« Les entreprises canadiennes qui souhaitent faire affaire en zone franche devraient obtenir des conseils juridiques et fiscaux de la part d’experts locaux pour s’orienter dans leurs démarches. »

Que sont les zones franches permanentes et comment fonctionnent-elles en Colombie?

Les zones franches sont des endroits délimités du territoire colombien où les entreprises peuvent entreprendre des activités industrielles ou commerciales en vertu d’un cadre spécial de réglementation douanière et fiscale régissant le commerce extérieur. Elles peuvent importer du matériel, fabriquer des biens, exporter des produits et offrir des services, mais elles se doivent de respecter certaines exigences en matière d’investissement et de création d’emplois. Il existe actuellement plus d’une centaine de zones franches en Colombie. Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que les biens qui entrent sur le territoire colombien sans toutefois quitter ces zones sont officiellement à l’extérieur de la Colombie aux yeux du fisc et de la douane. Cette exonération cesse de s’appliquer dès que les produits sortent des zones franches, mais ceux-ci continuent tout de même à bénéficier d’un traitement de faveur.

Quels en sont les avantages?

L’établissement de votre entreprise dans une zone franche comporte de nombreux avantages. Premièrement, vous bénéficiez d’une réduction du taux d’imposition sur les revenus et n’avez pas à payer la taxe de vente sur l’achat de matériaux et d’équipement. Deuxièmement, les droits de douane peuvent être différés ou réduits jusqu’au moment où les produits sortiront de la zone. Troisièmement, vous pouvez profiter d’une exonération des droits de douane sur les produits à réexporter. Cela signifie que vous pouvez importer des produits dans la zone franche, les transformer en territoire colombien, puis les réexporter vers un pays avec lequel la Colombie a conclu un accord de libre-échange sans devoir remplir de documents de déclaration ou payer de droits de douane sur ces marchandises. Ce ne sont là que quelques-uns des avantages d’implanter votre entreprise en Colombie.

Comment les entreprises canadiennes peuvent-elles utiliser ces avantages?

Les entreprises canadiennes qui souhaitent faire affaire en zone franche devraient obtenir des conseils juridiques et fiscaux de la part d’experts locaux pour s’orienter dans leurs démarches. Nous pouvons les aider à entrer en contact avec ces experts afin de simplifier le processus. De plus, les gouvernements de la Colombie et du Canada sont en mesure de fournir des renseignements et des indications pour que les entreprises puissent prendre des décisions éclairées et trouver les bons partenaires d’affaires.

Anti-corruption

Ingrid Kuan Marquez

Directrice du contrôle préalable,
TRACE International

« Les entreprises canadiennes devraient mettre en place de solides politiques anticorruption et des programmes de conformité rigoureux qui leur permettront de bien évaluer les partenaires d’affaires et les tiers avec lesquels elles souhaitent travailler. Ce faisant, elles réduisent le risque de se retrouver impliquées dans des histoires de corruption ou de blanchiment d’argent. »

Comment décririez-vous le risque de corruption dans votre région?

En 2017, le classement TRACE, qui mesure le risque de corruption dans le secteur public, place la Colombie au 53e rang sur 200 et lui attribue une cote de risque modéré de 38 points. La Colombie est un des pays sud-américains ayant les cotes de risque les moins élevées, les autres étant le Chili et l’Uruguay. Elle doit en grande partie sa cote de risque « modéré à faible » à la récente entrée en vigueur de lois visant à combattre la corruption et à la mise en œuvre de mécanismes pour augmenter la transparence des appels d’offres et des procédures administratives.

Le problème de la corruption en Colombie est indissociable des conflits politiques internes. Même si le gouvernement a signé en 2016 un accord de paix officiel avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pour en finir avec un conflit qui dure depuis 50 ans, son application demeure difficile. Un rapport du Département d’État américain publié en 2017 indique que les FARC demeurent le principal organe du trafic de drogues en Colombie. Ayant constamment besoin de blanchir de l’argent sale, elles passent par diverses activités, entre autres l’exploitation minière, les opérations de change, l’immobilier, les placements et le transport, en infiltrant des organisations légalement constituées. Les FARC ont de plus été associées au financement de campagnes politiques et au paiement de pots-de-vin, des stratégies qui assurent le maintien de leurs activités lucratives. Selon une étude du gouvernement colombien, les actifs des FARC se seraient chiffrés en 2012 à 10,5 milliards USD.

La corruption des institutions publiques demeure préoccupante. La magistrature est aux prises avec un scandale sans précédent qui a mené à l’arrestation d’un ancien juge en chef de la Cour suprême. Tout a commencé par une enquête de l’agence américaine de contrôle des stupéfiants (DEA) sur un cas de corruption impliquant le directeur national et le procureur de l’agence colombienne anticorruption, qui ont été accusés de conspiration dans une histoire de blanchiment d’argent encourageant la corruption transnationale. L’enquête de la DEA a révélé l’apparente participation d’au moins quatre anciens juges de la Cour suprême dans un réseau de favoritisme envers des politiciens corrompus contre des paiements.

La Colombie a aussi dû composer avec des allégations de corruption dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des industries extractives et de l’infrastructure. Le scandale Odebrecht a atteint les plus hautes sphères du gouvernement national – y compris le président, qui a été appelé à témoigner au sujet du financement de sa campagne électorale de 2014. Les activités d’Odebrecht en Colombie et ailleurs étaient soutenues par des paiements illégaux versés à des agents publics. Le ministère de la Justice des États-Unis a évalué qu’Odebrecht a payé quelque 11 millions USD en pots-de-vin pour obtenir des contrats de construction en Colombie. Le procureur général colombien porte ce montant encore plus haut, à plus de 27 millions USD.

Comment ces risques touchent-ils les entreprises canadiennes?

Même si l’accord de paix avec les FARC devrait stimuler l’économie colombienne et attirer l’investissement étranger, les entreprises canadiennes doivent savoir qu’il existe d’autres groupes criminels qui demandent souvent des paiements illicites aux investisseurs. Il est à noter que, malgré les accords de paix, les FARC figurent toujours sur la liste des organisations terroristes étrangères.
Les entreprises qui font directement affaire avec le gouvernement sont plus exposées au risque de corruption. La Colombie prévoit investir 100 milliards USD dans son infrastructure de 2014 à 2022, et 1,5 milliard USD dans la défense et la sécurité de 2015 à 2018. Les contrats liés à ces initiatives, potentiellement importants, créent un contexte propice au truquage d’appels d’offres et à l’octroi de pots-de-vin. D’ailleurs, selon un sondage de la Banque mondiale mené auprès de gestionnaires et de propriétaires d’entreprises en Colombie, environ 43 % des répondants disent que les entreprises doivent offrir un cadeau pour obtenir un contrat du gouvernement.
Un sondage mené en 2015 par l’Université Externado et Transparencia por Colombia révèle que 91 % des entreprises privées considèrent la corruption comme une pratique courante, et que les entreprises paient en moyenne 17,3 % de la valeur totale d’un contrat pour s’assurer de le remporter. De plus, selon le sondage de la Banque mondiale, 53 % des entreprises voient la corruption comme un obstacle majeur à leurs activités.

Comment les sociétés canadiennes peuvent-elles se protéger contre ces pratiques?

Les entreprises canadiennes devraient mettre en place de solides politiques anticorruption et des programmes de conformité rigoureux qui leur permettront de bien évaluer les partenaires d’affaires et les tiers avec lesquels elles souhaitent travailler. Ce faisant, elles réduisent le risque de se retrouver impliquées dans des histoires de corruption ou de blanchiment d’argent. De plus, elles devraient mettre en place des lignes directrices sur les contributions aux partis politiques.

Elles gagneraient aussi à choisir des entreprises agréées par TRACE, qui se sont soumises à un processus de contrôle préalable rigoureux conforme aux normes internationales. Les sociétés peuvent aussi consulter TRACEpublic, le premier registre mondial qui permet aux entreprises de transmettre et de trouver gratuitement de l’information sur la propriété véritable. La base de données simplifie les efforts des entreprises soucieuses d’adopter des pratiques commerciales éthiques.

Elles peuvent également s’adresser au Service des délégués commerciaux du Canada en Colombie, qui offre de l’aide aux entreprises canadiennes menant des affaires dans le pays.

Exportation et développement Canada ne soutient ni ne favorise aucune des organisations figurant à la présente liste et n’est pas responsable des actions entreprises par celles-ci.

Autres marches potentiels

Nous pouvons vous aider à réussir en Colombie.
Discutez avec un conseiller en commerce dès aujourd’hui pour savoir comment.

Tous les champs sont obligatoires.

Conseillers – Accès aux marchés : Colombie was last modified: février 8th, 2018 by Export Development Canada.
  • Cet article at-il été utile?
  • Oui   Non